Origines de la Loving Cup

Les origines légendaires et probables

Apple Wassailing - Origine païenne de la Loving Cup

On remontrait l'origine aux païens chantant à leurs arbres fruitiers afin d'éloigner les mauvais esprits et avoir une bonne récolte. Au sud-ouest de l'Angleterre (West Country), les vergers produisaient déjà du cidre au moment de l'arrivée des romains.

"Waissail the tree, that they may beareYou many a Plum and many a Peare :
For more or less fruits they will bring,As you do give them Waissailing"

“Wæs þu hæl” est un toast anglo-saxon signifiant “be thou hale”, “sois en bonne santé“. Cette tradition de toast daterait au moins de la fin du Xe siècle. Dès le 12e siècle, Wæs hæl était devenu une contraction de l'ancien salut, puis les deux mots saxons ont fusionné pour devenir le mot anglais "wassail" et le sens en a changé pour faire référence à la boisson elle-même, souvent cidre épicé, un vin, une bière, fortifié d'eau de vie, de whisky ou de tout autre spiritueux.

Cérémonie actuelle de l'Apple Wassailing

Bien que cela varie non seulement d’un comté à l’autre, mais d’un village à l’autre, les principes de base de l'Apple Wassailing actuel sont les suivants:

  • Les Wassailing se rassemblent dans un verger avec beaucoup de cidre.
  • Du pain grillé est trempé dans le cidre et des morceaux de celui-ci sont suspendus aux branches des arbres en guise d'offrandes pour les esprits bienfaisants du verger, ainsi que pour les oiseaux susceptibles de picorer les nouveaux bourgeons au printemps
  • Le groupe se rassemble autour du plus grand et du plus vieux pommier et une libation de cidre est versée sur ses racines.
  • Le chef du groupe tire ensuite un fusil de chasse dans les branches de l'arbre pour faire fuir les esprits malveillants (et vraisemblablement les oiseaux).
  • Des toasts de cidre sont ensuite effectué en l'honneur de l'arbre
  • Une chanson de Wassailing est chantée.

Origine légendaire acceptée de la Cérémonie de Loving Cup

Cette tradition, qu'on retrouve également dans tout le Royaume Uni, le Commonwealth, ses anciennes colonies, à la fois dans les banquets royaux ou des clubs, aurait commencé après l'assassiner du roi Edouard le martyr (975-978), poignardé à mort le 18 mars 978 à Corfe par sa belle-mère Elfrida, pour permettre à son fils Ethelred (le malavisé), de prendre le trône alors qu'il buvait dans une coupe à deux poignées.

Le roi âgé de 17 ans revenant assoiffé d'une chasse, Elfrida l'invita à boire dans une tasse à deux poignées. L'un de ses hommes le poignarda alors qu'il était sans défense, élevant une tasse assez grande contre sa bouche. Par cette position, le roi laissa son ventre et son torse exposés à ses assassins.

Avant la mort du roi Edouard, les Loving Cups faisaient partie du quotidien des rituels de boisson, la coupe étant partagée entre des buveurs.

Après la mort du roi, il serait devenu pratique courante pour le buveur de solliciter un gage auprès d'un compagnon pour être protégé contre une telle trahison.

La Vénérable Compagnie des Distillers fait d'ailleurs circuler un poignard (en tant que symbole de l’épée nue en protection) avec la Loving Cup.

Origine légendaire de la Loving Cup à deux puis trois anses

Origine de la Loving Cup à deux anses

Une légende amusante sur la création de la Loving Cup remonterait au règne du roi Henri IV (1589-1610).

Lors d'une chasse à courre, le roi aurait chuté de cheval et aurait été séparé de son équipage. Le roi entra dans une auberge en bord de chemin et commanda un verre de vin à la servante. Impressionné par la présence du roi, la servante tendit une tasse mais en omettant de lui présenter la poignée, ce qui fit renverser du vin sur ses gants blancs.

À son retour à la maison, le roi chargea les potiers royaux de créer une coupe à boire avec deux poignées, à envoyer à l'auberge pour empêcher qu'un tel accident ne se reproduise.

Origine de la Loving Cup à trois anses

Le roi Henri revint à l'auberge et commanda un vin dans sa coupe faite sur mesure.

Toujours selon la légende, la servante aurait apporté au roi sa coupe, tout en saisissant les deux poignées. Encore une fois, le roi ruina ses gants blancs. Le roi ordonna alors d'envoyer une autre tasse, mais avec trois poignées cette fois-ci.

À partir de là, la Loving Cup serait devenue une coupe à boire populaire, qui pouvait être facilement remis lors de banquets, sans accident de vins sur les gants.